La bonne idée, ma motivation

Une raison fondamentale expliquant mon envie de créer ma propre entreprise, ma startup, c’est que j’ai eu une idée. The idea.

Je n’ai à vrai dire jamais rêvé d’être mon propre patron. Je n’y avais pas spécialement songé, être employée me correspondait très bien également, bref ce n’est pas cette motivation que j’ai ressentie.

En revanche, je suis quelqu’un de passionné. Dès lors que je suis frappée par la foudre, mon moteur ne s’arrête plus. Du moins tant que la flamme est intensément là et que la lumière du phare me paraît atteignable.

Ensuite, ce n’est pas l’opportunité qui me booste. Ça aide mais me lancer dans un projet juste parce qu’il y a du chiffre à se faire, ne m’intéresse pas du tout. Il faut que je comprenne, ressente, défende mon projet parce qu’il me correspond, me ressemble. Et c’est le cas avec cette fameuse idée !

Pourquoi ne pas l’avoir eue avant ?

J’avais précédemment eu déjà des idées de startups. La première qui était née grâce à un cours d’e-business, avait du potentiel mais j’étais alors à Bac+3, ne maîtrisais pas du tout la technologie nécessaire, bref je m’étais résignée en me disant que d’autres le feront le temps que je me renforce et grandisse… Ce qui fut le cas by the way.

Ensuite, une deuxième idée me vint alors que j’étais à quelques semaines de mon retour en France, suite à mon PVT en Nouvelle-Zélande. Toutefois, je n’étais pas convaincue à 200% de cette dernière, moins d’originalité, moins de peps, plus opportunité que coup de génie ; bref, elle me prenait moins aux tripes. Et puis je revenais d’un an à l’étranger juste dans la foulée de l’obtention de mon master. Certes j’avais réalisé 3 années d’alternance, cependant je m’étais dit qu’il serait tout de même bénéfique pour moi de connaître une première expérience professionnelle afin de m’armer, de mûrir mon projet et de faire plaisir à ma banquière. Et puis pas accessoirement du tout : la communication, le marketing et le digital me manquaient ! Lancer sa startup, même si je décidais qu’elle serait dans ces domaines, m’obligerait forcément à porter d’autres casquettes et de me transformer en véritable couteau suisse. Or pas sûre que dans l’immédiat la comptabilité me manque…

Devenir entrepreneure n’était pas un objectif alors, c’était une option que j’avais sérieusement étudiée mais finalement ce n’était pas mon tour.

Ce qui a changé en 15 mois…

Un an et demi s’est écoulé entre mon retour du Pacifique et le tilt que j’ai ressenti. D’une part, j’ai eu le temps de décanter, de vraiment poser le truc, de prendre du recul sur mon expérience en PVT. En candidatant pour des postes, ré-écrivant mon CV, racontant mes souvenirs à mes proches etc., j’ai pu faire un bilan sur ce que j’ai accompli. J’avais grandi, je me connaissais mieux et je me savais capable de sortir de ma zone de confort.

Retourner dans le monde du travail en tant que salariée m’a également été bénéfique pour vraiment révéler mes valeurs : une bonne ambiance ne me suffit pas, je veux que le produit ait du sens pour moi, et que je nous sente utiles aux autres (clients, collègues et toutes les autres parties prenantes) et leur permettons de se faire plaisir ! Le sens du contact, du service et du plaisir apparaissaient évidents et me démangeaient de plus en plus.

Agacée, c’est vrai, j’ai su que je ne trouverai donc pas le bonheur à mon premier poste, pas non plus au second plus proche de moi pourtant mais où j’avais même débuté un burn-out mais je ne perdais pas espoir ! Et surtout, je reste une personne terre à terre, je ne quitte pas si subitement, je ne quitte pas non plus sans roue de secours en ces jours frileux. Mais le temps de ma réflexion, j’avais besoin de me recentrer sur moi, d’un peu de divertissement.

C’est alors que j’ai fait un truc très rare : fêter mon anniversaire, mes 25 printemps. Ces retrouvailles avec mes proches, nos échanges, leurs sourires etc. m’ont ouvert les yeux sur ce qui me drivait, ce qui me manquait, ce qui pouvait aussi manquer à d’autres. Et j’ai compris que je ne trouverai ni ce job, ni ce projet aussi facilement ailleurs, et pourquoi perdre mon temps à chercher où trouver ce bonheur que je souhaite atteindre, alors que je pourrais « simplement » commencer à le bâtir là où moi je me trouve ?

L’idée m’est apparue. Je déclare les jeux ouverts.

Et vous, votre idée ou votre déclic Go est arrivé quand/comment ?

 

♪ Apt to lose this inhibition
Follow your intuition
Free your inner soul
And break away from tradition ♪

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